manhattan Admin
Messages: 45 Date d'inscription: 26/07/2010
 | Sujet: ta mère en slip de bain Ven 12 Aoû - 0:10 | |
| ✖✖✖Ce matin, ce sont des pleurs qui m'ont réveillé, ceux de Melvin. J'ai soupiré, j'étais fatiguée aujourd'hui et j'aurais donné n'importe quoi pour dormir encore quelques heures. Mais je n'avais pas le choix, il fallait que je me lève. Je me suis tirée de mon lit difficilement et ai rejoint la chambre d'en face, celle de mon fils. Lorsqu'il m'a vu il s'est calmé et m'a appelé, me faisant regretter d'avoir voulu rester au lit. Il savait me faire craquer ce petit bout de chou. Mon fils était la plus belle chose qui me soit jamais arrivé. Son vrai père n'avait aucune importance, il aurait toute la présence masculine dont il aurait besoin avec mes quatre frères et mon meilleur ami, Parker. D'ailleurs, il fallait que je me prépare puisque cette après-midi je devais travailler dans sa salle de sport toute neuve. J'étais fière de lui, de ce qu'il avait accompli et heureuse de faire partie du projet. J'ai serré Parker dans mes bras, il devait avoir fait un cauchemar, comme ça arrivait souvent. Je lui ai chanté sa chanson favorite, celle qui le calme toujours et il s'est rendormi. Je l'ai remis dans son lit et suis partie dans le mien, m'étalant de tout mon long. Je ne sais pas comment, l'image de Cayden est revenu à mon esprit. Peut-être est-ce les cheveux de Melvin, il avait les même que son père. Comme une idiote, et alors que je m'étais promis de ne jamais le refaire, je me suis mise à pleurer, j'ai fondu en larme comme une madeleine. Je détestais penser à lui, je détestais qu'il ait toujours autant de pouvoir sur moi après plus de un an et demi. Je serrais mon oreiller contre moi, espérant pouvoir arrêter de pleurer mais je n'y arrivais pas. Je n'arrivais pas à arrêter de pleurer, je ne pouvais pas. J'ai étouffé un hurlement dans l'oreiller et me suis levée pour aller prendre un bain brûlant. Ce type était un enfoiré et je ne devais pas l'oublier, jamais. Je méritais mieux que ça, j'en avais conscience. Avec lui, j'avais perdu un an et demi. J'aurais dû écouter mon père. En fait, je crois qu'une fille devrait toujours écouter son père, c'est le seul homme en qui elle peut avoir confiance. Sans m'en rendre compte je me suis endormie.
✖✖✖Il était neuf heures lorsque je me suis tirée de nouveau de mon lit. J'ai sorti de son lit le petit et l'ai posé dans le canapé. Je suis allée lui faire son biberon et lui ai emmené avant de prendre le mien à côté de lui. Une fois le petit déjeuner fini, je lui ai donné son bain puis l'ai habillé avant de le mettre dans son transat, laissant la porte ouverte pour toujours garder un œil sur lui. En devenant maman j'avais appris à faire plusieurs chose tout en regardant mon fils. J'ai pris une longue douche et ai envoyé un message à Parker, le prévenant que je risquais d'avoir un peu de retard. Il ne disait jamais rien, il savait que c'était compliqué d'élever un enfant seul, il n'avait jamais connu son père. Je me suis pressée de m'habiller, pour aller à la salle de sport pas besoin de faire de chichi, je ne mettais jamais très longtemps à m'habiller. Je passais un short et un tee-shirt moulant, passant également une petite veste. J'attachais mes cheveux et optais pour un maquillage léger et sobre qui ne coulerait pas à la première goutte de sueur. J'ai pris Melv, son sac et le mien et suis descendue. Parfois je demandais à la jeune voisine de l'appartement d'en face de garder le petit mais j'allais travailler jusqu'à ce soir tard et j'évitais de lui laisser dans cette situation. Je suis allée jusqu'à la garderie où je le laissais rarement, à cause du prix et ai prévenu que c'est son oncle qui viendrait la chercher. Comme à chaque fois, il s'est mis à pleurer. C'était toujours pareil, j'en avais l'habitude, lui pas. Mais il le fallait, si je n'allais pas travailler on allait se retrouver à la rue. Hors de question qu'on prenne la vieille roulotte et qu'on dorme au crique comme je l'avais fait petite. Je m'en souvenais encore et je n'avais pas aimé ça du tout. Lorsqu'enfin ses larmes furent séchées, je suis repartie tranquillement.
✖✖✖ La salle de sport était en plein centre ville, pas très loin de la garderie. Je dois bien avouer que cela m'arrangeait, comme ça, en cas de problème je pouvais faire un aller retour rapide. Je suis arrivée en souriant et me suis excusée au près de Parker qui comme toujours m'a dit que ce n'était rien, qu'il comprenait. J'avais un meilleur ami fantastique pas de doute là-dessus. Tout le monde nous pensait en couple parce que nous étions très proches, qu'on se connaissait depuis toujours et qu'autrefois nous avions été ensemble. Mais le passé est le passé. Je suis allée poser mes affaires dans les vestiaires et ai salué les clients habitués déjà présent au passage. Je devais ensuite nettoyer la salle de step en vu du cours de cet après-midi, je n'avais pas eu le temps de le faire hier à cause du crique. Une fois finie, j'ai donné des conseils à quelques clients avant d'aller à l'accueil permettant à Johanna de prendre sa pause. La livraison pour le coin boisson est arrivé et j'ai dû laisser l'accueil vide pour un temps. J'ai signé le papier de la livraison et ai prit le dernier carton. En entrant j'ai entendu la sonnette de la porte d'entrée. « Laisse Jo, je m'en occupe, j'ai juste à poser ça et je suis là. » J'ai déposé mon carton derrière le part et suis passée par la porte qui menait derrière le comptoir de l'accueil. Je n'avais pas regardé le client, préoccupée par la coupure que je venais de me faire sur la paume de la main. J'ai passé mon pouce dessus et ai sourit avant de le regarder. J'avais eu l'impression que de longues minutes s'étaient écoulés mais Johanna était toujours là, prouvant que je n'avais pas mis autant de temps. J'ai regardé le client et ai serré les dents et les poings. Qu'est-ce que cet enfoiré de Cayden venait foutre là. En le voyant, je ne ressentais rien d'autre que de la haine et de la colère. Ce n'était plus comme ce matin, je n'avais plus aucun regret quant à notre séparation, me souvenant son attitude de ce soir-là. J'allais adopter la même, si il s'imaginait une seule seconde que j'allais montrer de l'égard envers lui, il se mettait le doigt dans l'oeil. Je ne souriais plus, je n'en avais pas envie. « Bonjour. Qu'est-ce que je peux faire pour vous monsieur ? » Je sortais les papiers habituels pour un nouveau client, il ne faisait plus parti de ma vie. Je le regardais droit dans les yeux, sans aucun intérêt.
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manhattan Admin
Messages: 45 Date d'inscription: 26/07/2010
 | Sujet: Re: ta mère en slip de bain Dim 2 Oct - 21:25 | |
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